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À la recherche de Duncan et Katherine
Lors des deux rassemblements des McNicoll qui se sont tenus à La Malbaie, Gemma Nicole avait acquis la quasi certitude que Duncan McNicoll avait été soldat dans l’armée de Wolfe qui vint attaquer la Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763).
Sa déduction était basée sur une lettre que John Nairn, futur seigneur de Murray Bay, avait écrite : “I came here first in 1761 with the soldiers and procured some Canadian servants, one small house contained us all for several years and were separated from every other people for about 18 miles without a road “ [1[1]] Celui-ci ne nomma jamais les noms de ces 5 soldats du régiment des 78th Fraser Highlanders. Mais la présence de noms à consonance écossaise comme Blackburn, McNicoll, Thompson et Hewitt, la portait à soutenir cette thèse. De plus, Duncan aurait lié sa destinée à Catherine Nicolas. Était-elle une citoyenne de la Nouvelle-France ? Une habitante de La Malbaie ? Une femme écossaise qui aurait suivi son mari à la guerre ? Ou comme le décrit le frère Éloi Girard dans son recueil de généalogie de Charlevoix et du Saguenay :
« Duncan McNicoll est tantôt nommé Agapit, tantôt Dominique. On est porté à croire que Duncan était son nom de famille et que McNicoll était le nom de sa femme ».
Un autre soutient que Duncan utilisa le nom de famille de sa femme car cette dernière était issue d’un Clan plus important que le sien. Cette dernière affirmation ne se base sur aucun fait précis. Il faut dire qu’en ces temps assez confus et incertains qui suivirent la conquête de 1759, la plupart des membres du Clergé, qui étaient demeurés au Canada, étaient peu lettrés. De plus, le problème de communication entre ces deux peuples devait causer bien des imbroglios.
Duncan, à tout le moins, et Kathrine si cette dernière était écossaise, devaient parler le gaélique. Je base cette supposition sur le compte rendu du sergent James Thompson, dernier survivant du 78th Fraser Highlanders, qui nous légua une correspondance abondante et unique. Ce dernier nous dit que les Écossais étaient menés au combat par des officiers parlant leur langue, soit le gaélique.[2] Il est facile d’imaginer alors que les écritures faites par les prêtres itinérants étaient une transposition personnelle et probablement phonétique du vrai nom de famille. Dans les documents disponibles au Canada, Duncan se fera nommé François Magnicle Dunkan, Dominique Macnille Donquenne, Duncan McNick, Dominique olas Magnicle, François Maguenel, Donquienne, Duncan Macnicle, François Makneguel, Duncan McNeal, Donken, Donequnn, Dunkenne ou Duncann tout court.
Pour commencer mes recherches, je ne disposais que de peu d’éléments fiables. Me fiant à la tradition écossaise en vigueur à cette époque, les premiers-nés de chaque sexe portaient généralement le prénom des grands-parents paternels. Il me fallait alors trouver un Duncan McNicoll dont les parents se seraient prénommés Archibald et Elizabeth (elle ne sera pas la première-née, mais cela, je le découvrirai plus tard).
Dernier élément que je devais prendre en considération est que l’homonyme Nicolas est utilisé aussi en Écosse pour désigner des gens affiliés au Clan McNicoll. Le mot Clan signifiant « fils de », l’hypothèse de frère Éloi Girard était à vérifier, car elle pouvait être aussi une McNicoll, mais je doutais de cette possibilité.
À la recherche de Duncan et de Kathrine.
Ma quête m’amena dans la banque de données généalogiques des mormons. Celle-ci est très bien documentée et vérifiable.
Je pris comme prémisse de départ que Duncan devait avoir au moins 15 ans pour s’enrôler dans l’armée, en 1757. Je me suis donné une plage de sécurité de plus ou moins 20 ans. Donc, je recherchais un soldat qui serait né entre 1720 et 1760. La banque de données sélectionna 10 candidats.
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You searched for: |
Duncan Mcnicoll, Any Event, 1720 - 1760
Exact Spelling: Off |
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[1] Fonds John et Thomas Nairne, Archives nationales, Ottawa
[2] 78th fraser highlander, J.R.Harper.
Mémoire du Québec
McNicoll (Duncan). (H) (L) Militaire, né en 1730 à Comrie (Écosse). Fils d’Archibald McNicoll et d’Ann Buchanan. Soldat dans le 78th Fraser Highlanders, régiment D’Archibald Campbell de l’armée britannique du général Wolfe*. Arrive au Canada en 1757, avec son épouse. Père de la lignée McNicoll McNicoll d’Amérique. Épouse Kathrine McNicoll* en Écosse, De cette union sont issus Ann-Agnès McNicoll (mariée à François Gaudreau), Archibald McNicoll (marié à Angélique Dallaire), Élisabeth McNicoll (mariée à Agapit Gagnon), Marguerite McNicoll (mariée à Louis-Charles Tremblay), Mary McNicoll (mariée à Augustin Bouchard), Geneviève McNicoll (mariée à Augustin Fournier), Peter McNicoll (marié à Magdalen Nairn). Épouse (secondes noces) Marguerite Camelle ; de cette union est issu Alexandre McNicoll (marié à Charlotte Comeau). Décédé en 1798 à La Malbaie. Inhumé dans le domaine de la Seigneurie de Murray Bay, en terre protestante.
McNicoll (Kathrine). (F) (L) née en 1728 à Comrie (Écosse). Deuxième enfant d’Archibald McNicoll et Margaret Fergusson. Aide-militaire dans le 78th Fraser Highlanders de l’armée britannique. Mère de la lignée McNicoll McNicoll d’Amérique. Épouse Duncan McNicoll* en Écosse ; de cette union sont issus Ann-Agnès McNicoll (mariée à François Gaudreau), Archibald McNicoll (marié à Angélique Dallaire), Élisabeth McNicoll (mariée à Agapit Gagnon), Marguerite McNicoll (mariée à Louis-Charles Tremblay), Mary McNicoll (mariée à Augustin Bouchard), Geneviève McNicoll (mariée à Augustin Fournier), Peter McNicoll (marié à Magdalen Nairn). Décèdée en 1776 à La Malbaie, possiblement suite à son dernier accouchement. Inhumée dans le Domaine de la Seigneurie de Murray Bay, en terre protestante.
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