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Clan Mc Nicoll du Québec
Collaboration spéciale : Céline E. Colgan
 
 
LE CLIN D’ŒIL
ET
LE SOURIRE DE LA FIN  !
 
 
Nous avons  marché ensemble, pendant un petit moment,  à travers les dédales du temps
dans les pas de vos ancêtres.
 
 
Il est vrai que  la bouillante  histoire de l’Écosse est passablement plus longue et plus
torride que les capsules  dont vous avez pu bénéficier dans cette section.
 
Chaque parcelle de terre en Écosse a un lien avec son passé. 
Du plus humble paysan jusqu’au plus grand érudit, 
chaque âme  y a laissé  une trace de son passage et un souvenir.
 
Chaque esprit a été une mine de connaissances étendues et variées
tout au long des siècles.
Expériences et savoir qu’ils ont su dispenser avec courage,
force et clarté expressément  pour vous.
 
 
 
Aujourd’hui, les portes des collines esprits nous sont fermées,
car nous avons refermé les yeux de notre conscience mythique.
Nous avons pris bien garde de colmater la moindre fissure qui pourrait se former dans
les parois de notre cœur et de notre vision du monde moderne et désacralisée
qui associe prospérité matérielle inégalée, déclin de la spiritualité et surexploitation des
ressources naturelles.
 
L’image du Highlander, bon sauvage, est plus séduisante que jamais.
Il en est venu à incarner les vertus dont notre société nous paraît manquer le plus,
en particulier la spiritualité et le respect de la nature.
 
Vous savez, le fantastique des romans de chevalerie n’est pas aussi invraisemblable
qu’on pourrait le penser aujourd’hui.  À cette époque, lorsque les institutions féodales et
patriarcales prévalaient, que la violence désolait le monde,  que les chefs de clan comme
les nobles vivaient dans leurs repaires et les forêts et  que les terres et les  châteaux
étaient l’enjeu de leurs combats, que d’un côté comme de l’autre, le chef  pouvait
soudainement passer de  l’ombre des bois, à la lumière des demeures où régnaient
l’abondance, les plaisirs et la splendeur, il n’y a rien dans le conte le plus féerique que
n’aient pu ressentir et vivre tous ces hommes et toutes ces femmes.
 
Bien peu d’entre nous oseront  ouvrir  ce que W. B. Yeats
appelait  «  la porte flamboyante ».
Vivre en parfaite harmonie avec la nature,   retourner explorer le pouvoir du
fantastique, du légendaire et de l’imaginaire, 
celui qui crépite toujours sur le seuil des anciennes croyances,
celles des véritables valeurs et des vraies traditions.
 
 
Suilven (Sula Bheinn en gaélique), étrange idole rocheuse, est l'une des montagnes  les
plus distinctives en Écosse, située dans une région isolée à l'extrême nord-ouest du
comté de Sutherland.  Vous savez que le roi Arthur dort dans ces montagnes.  Des
bergers poursuivant leurs troupeaux égarés l’ont entrevu sur son lit d’apparat, son épée
entre les mains.  Ses plus fidèles chevaliers, plongés dans un sommeil magique,
formaient autour de lui une ultime garde.  Autour d’eux, des trésors jonchaient le sol.
 
Un identique récit court la campagne écossaise tout près du mur d’Hadrien où les
collines de Sewing Shield abritent la même noble compagnie.  Vieille croyance au roi qui
dort et qui reprend ses forces dans le ventre de sa terre, au roi messianique qui
reviendra lorsque les Celtes auront vraiment besoin de lui.
 
 
 
Le pays  s’est forgé sa propre  identité,  a réalisé la richesse  de ses us et coutumes, de
son patrimoine et de son histoire.  L’Écosse, cette fière combattante, s’est liée à la
puissance du ciel, à la lumière du soleil, à la blancheur de la neige, à la force du feu, à
l’illumination de l’éclair, à la vitesse du vent, à la profondeur de la mer,  à la stabilité de
la terre et vos ancêtres en furent les principaux acteurs  et vous en êtes maintenant,
aujourd’hui, les  débiteurs.
 
 
 
Elle continuera, à chaque lever de soleil, d’écrire une nouvelle page qu’elle ajoutera à
son livre  et sa mémoire en sera une sans fin.
 
« Je suis  comme l’Écosse, je suis comme cette terre aux légendes mal ensevelies,
opiniâtre et chargée de mystère. Je suis remplie de vies innombrables comme celles
de toutes les générations d’Écossais qui se sont succédés ici avant moi.  Il n’y a
qu’en retournant sur la terre de mes aïeux  que je  pourrai vraiment redécouvrir
mes racines. » 
 
 
 
Maintenant, c’est à vous tous,
descendants(es) de cette  illustre lignée,
à continuer de raconter et  surtout de faire perdurer
leur histoire et la vôtre.
 
Je vous souhaite sincèrement à tous,
un retour vers le berceau de vos ancêtres afin d’y redécouvrir
l’essence même de ce que vous êtes
et que cet excès d’amour envers les vôtres 
vous aveugle jusqu’à votre mort.  
 
 
Amicalement vôtre, 
 
                                          
Céline E. Colgan
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