Logo
Clan Mc Nicoll du Québec
L’armement
 
Le fusil « Brown Bess »[1].
 
 
 
Calibre : 19 mm.
Longueur du canon : 42 pouces, 1066 mm.
Longueur totale : 58.5 pouces, 1480 mm.
Poids : 8,8 livres, 4 kg.
 
Ce fusil de fantassin, le modèle « Short Land », était le plus utilisé à cette époque. De fabrication simple, résistante et durable. La seule faiblesse connue était un petit ressort dans le mécanisme.
 
 
Il pouvait être rechargé et avoir une cadence de tir de 3 à 4 coups par minute. Certains ont atteint la cadence de 6 coups par minute, sous des conditions favorables, ce qui était très peu fréquent.
 
De plus, les fantassins tiraient selon le système des volées. Chaque rangée de soldats faisaient feu simultanément, sur ordre de l’officier, donc il fallait toujours prendre le rythme moyen et tirer ensemble. Normalement près de 10% des tirs à la volée ne fonctionnaient pas et ce pourcentage augmentait au fur et à mesure des volées. Ceci dû à de piètres ajustements, à des pièces mal fixées, à la poudre humide, au manque de poudre, au ressort brisé, etc. La précision intrinsèque de ce fusil était assez bonne.
 
Par condition excellente il pouvait atteindre une cible avec précision à 150 verges, soit plus ou moins 50 mètres.
 
Mais on s’accorde à dire qu’il était plus précis pour une distance entre 50 et 70 verges/mètres. Pour clore sur la précision de tir, il faut mentionner aussi que le fantassin devait se fermer les yeux lors du tir pour éviter d’être brûlé au visage par la poudre répandue autour de l’amorce du fusil.
 
Comme vous pouvez le constater, le nombre valait de loin la précision du tir.
 
Les projectiles étaient ronds, faits de plomb, sans rainure donc sans trop grande précision. La poudre était ensachée dans des tubes de papier, le tout rangé dans la cartouchière de cuir du soldat. Wolfe exigeait que ses hommes aient 50 tubes de poudre et autant de balles de fusil.
 
 
Une des conditions d’enrôlement était que le futur soldat ait au moins une dent pour être capable de déchirer l’embout de papier du tube à poudre.
 
 
 
Le « dirk »
 
 Le cœur des Highlands.
 
 
Poignard mythique des Highlanders, il émerge de la nuit des temps, mais ne peut être décrit avec précision. Pourquoi ?
 
Généralement le « dirk » était fait à partir d’une lame d’épée brisée, on ne pouvait se permettre de gaspiller le moindre bout de métal utile à sa défense. Trop pauvre pour se payer une véritable épée, le « dirk » devint l’arme commune des Écossais. On jurait sur sa lame comme les catholiques sur la Bible.
 
L’acier allemand était privilégié à cause de sa flexibilité et de la qualité du trempage. D’une longueur approximative de 12 à 16 pouces, il est généralement dissimulé dans le bas et lors des combats il devient une arme plus que redoutable.
 
Les Highlanders manœuvraient l’épée d’une main et le « dirk » de l’autre. Son adversaire avait intérêt à garder les deux mains du Highlander dans son champ de vision car une diversion faite avec l’épée cachait souvent une attaque de l’autre main avec le poignard.
 
 


L’épée[2] 
 
Le “Basket-Hilt Backsword”.
 
 
Cette épée est apparue au milieu des années 1500, la cage de protection pour la main était de conception écossaise, tandis que la lame était fabriquée en Allemagne. Elle avait deux tranchants peu aiguisés donc, pour que les coups puissent porter profit, il fallait beaucoup de puissance.
 
 
La partie surélevée de la poignée de l’épée (a) aidait à coincer la lame d’un adversaire pour ensuite le désarmer grâce à une torsion du poignet. L’ennemi laissait tomber l’épée ou il se faisait briser les doigts. Le renflement situé à la base de l’épée (b) servait à porter un coup à un rival qui voulait continuer le combat, même une fois par terre. Le coup était asséné à la tête et devait faire perdre conscience à celui qui le recevait ou, au pire, pouvait lui défoncer le crâne. La principale fonction de la poignée de l’épée (c) était de protéger la main. Lors de combat, la main était très exposée aux blessures. De plus, cette partie pouvait être utilisée pour administrer un coup de poing déstabilisant autant que dévastateur qui brisait, souvent, la mâchoire de l’adversaire.
Ce genre d’épée était toujours en usage en Écosse alors qu’elle était délaissée ailleurs par les autres soldats, qui se plaignaient de sa lourdeur. Les Highlanders, eux, la préféraient à tout autre.
 
La baïonnette.
 
 
 
 
Cette pièce d’équipement était utilisée lors des charges contre les lignes ennemies. D’une longueur de 18 pouces (43cm.), elle était fixée au bout du canon du fusil « Brown Bess ». Sa forme triangulaire provoquait de larges blessures faisant un grand nombre de blessés qui encombraient les hôpitaux militaires, mais les blessés avaient très peu de chance de survivre. C’était une autre forme de guerre psychologique.


[1] Recherche faite à partir d’un texte de Davide Pedersoli & Co.
[2] D’après un texte de Steeve Murray et de Céline Colgan du 78th Fraser Highlanders, fort St-Andrew.


 

 
 
 
POWERED .DesMondes.com