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Clan Mc Nicoll du Québec
LA CRÉATION
DU 78e FRASER HIGHLANDERS
 
 
Nul ne me tuera
Ni me tourmentera
Nul ne m’emprisonnera
Ni me meurtrira
Le Christ ne me laissera pas tomber dans l’oubli
Le feu, le soleil, la lune, rien ne me brûlera
L’eau, les lacs, la mer, rien ne m’engloutira
Ni trait, ni flèche, même magique ne m’atteindre
Car la sainte Vierge me protège
Et avec elle, ma douce mère adoptive
Ma bien-aimée Bride(6).
 
 
Les Highlanders étaient un peuple guerrier.  La guerre était indispensable au maintien d’une structure sociale s’appuyant sur une élite guerrière et pour ce peuple, elle était le plus sûr chemin vers le prestige et la richesse, et c’est dans ce but rationnel plutôt que par la violence de caractère qu’ils y avaient facilement recours.
 
Après la défaite de Culloden, il est resté bien peu de l’ancien caractère des clans ; leur tempérament féroce s’est adouci et leur ardeur belliqueuse affaiblie, l’indomptable indépendance s’affaisse en résignation, le mépris du gouvernement est maîtrisé et la vénération pour les chefs bien refroidie.  En fait, de l’antique héritage, il ne reste que la langue et la pauvreté.
 
 
Clan MacGillivray                        Clan MacMillan
 
L’histoire du pays a renforcé l’esprit guerrier des Écossais.  Aurait-elle abouti à autre chose qu’à des effusions de sang, à la violence et à des sentiments amers ?  Sous la surface, existent des vertus aussi héroïques qu’irrationnelles en apparence ; l’indépendance, le sacrifice et la vaillance.  Ce sont les vertus salvatrices de l’histoire de l’Écosse et la force de la tradition militaire des Écossais.
 
The French and Indian War
 
Onze années plus tard, la guerre de Sept Ans changera la perception du gouvernement envers leurs sujets du nord.  L’Angleterre et la France s’affrontaient en Amérique du Nord depuis le XVIIe siècle et on appelait cette dernière vague de conflits la French and Indian war.  Lorsqu’en 1756 la guerre fut officiellement déclarée, cette appellation s’appliquait aux batailles le long de la frontière canado-américaine.  Mais lorsque le conflit prit fin en 1763, il devint connu sous le nom de « guerre de Sept Ans ».
 
Ce conflit opposant principalement la Grande-Bretagne et la Prusse à la France, à l’Autriche et à leurs alliés. Cependant, par le jeu des alliances et des opportunismes, la plupart des pays européens et leurs colonies vont se retrouver en guerre. Les combats se dérouleront sur tous les continents. Les hostilités débuteront officiellement au printemps 1757 et dégénèreront en guerre ouverte en Europe.
 
Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, la contagion de la guerre se répandra sur tous les continents, sur terre comme sur mer et sera considérée comme la première guerre mondiale.
 
La guerre de Sept Ans contre la France, en 1756, déclenchera la politique consistant à dépeupler les Highlands par l’envoi d’Écossais sur les champs de bataille des guerres que menait l’Angleterre en Europe et en Amérique du Nord.  William Pitt qui deviendra premier ministre  du gouvernement britannique, mettra finalement à exécution et à profit  les idées de Duncan Forbes.
 
Chancelier Hardwick
 
Hardwick, qui était résolument opposé à l’incorporation de Highlanders et considérait comme une «  imprudence caractérisée » de donner le commandement d’un bataillon à un ancien rebelle, donna sa démission  de Garde des Sceaux à la fin de 1756 pour marquer sa désapprobation.

Argyll saisit l’occasion pour obtenir du premier ministre William Pitt (futur comte de Chatham) qu’il  décide George II à permettre aux Highlanders d’entrer au service de la Couronne d’Angleterre.

En Angleterre, le premier ministre par intérim William Pitt voyait grand.  Il porterait au loin la puissance britannique et établirait un empire à l’échelle mondiale.  Pitt était hautain et faisait peu de cas de quiconque était assez sot pour lui faire obstacle.  La plupart des collègues de Pitt ne lui faisaient pas confiance, non plus que le roi George II vieillissant, mais après s’être défait de lui comme chef au début de l’année 1757, la machine gouvernementale s’arrêta de tourner.  Personne ne semblait savoir comment s’y prendre pour la faire redémarrer et au bout de quelques semaines à peine le roi ainsi que le cabinet durent se rendre à l’évidence que Pitt était indispensable et lui demandèrent de revenir.  Personne, y compris le roi, ne pouvait lui refuser le gouvernement.

William Pitt était doté d’une belle éloquence, d’une volonté de fer et d’une énergie suffisamment intense pour illuminer Londres.  Sa famille était loin d’être aristocrate, du moins jusqu’à ce qu’il devienne comte de Chatham lorsque le roi et le cabinet le ramèneront à contrecoeur au parlement en 1757.  Le titre de « premier ministre » n’existait pas.  Le titre de « premier ministre par intérim » fut utilisé parce que Pitt sentait l’urgent besoin de montrer la voie.  Le terme «  par intérim » fut finalement soustrait et on se référa à Pitt en tant que «  premier ministre ».
 
William Pitt, Lord Chatham                      Robert Walpole
 

William Pitt n’était, aux yeux de ses collègues politiciens, qu’un homme impétueux, sa vision, son énergie et son habileté à obtenir des résultats le plaçaient dans une classe à part.

Une différence énorme existait entre Pitt, l’homme issu du peuple et  Louis XV, le libertin.  Pitt était toujours  à l’affût d’ardents jeunes patriotes prêts à accomplir l’inimaginable, au diable le lignage tandis que Louis XV choisissait toujours des hommes issus de son milieu.
 
Louis XIV                                      Louis XV                                     George II    
 

La stratégie britannique n'était pas de porter les combats sur le sol européen mais de profiter de la faiblesse des Français dans leurs colonies pour s'en emparer. En fait, prendre Québec, c’était s’emparer de la Nouvelle-France, dominer les Hauteurs de la ville, c’était assujettir le reste de la colonie.  Dans sa lutte contre la France pour l’hégémonie mondiale, l’Angleterre en fait donc son principal objectif nord-américain.  Québec devenait un enjeu de roi : d’un côté, le roi-soleil Louis XIV et son successeur Louis XV et, de l’autre, le roi George et les grands ministres Robert Walpole et William Pitt et, pour se faire, l’armée britannique avait un besoin urgent de soldats.

Elle décida de recruter dans les Highlands.  Elle comprit rapidement que l’usage du bâton pour forcer les Highlanders à s’enrôler ne permettrait pas d’atteindre les objectifs de recrutement.  Elle jeta donc son dévolu en jouant sur les cordes sensibles comme leur dignité, leurs traditions et leur esprit de camaraderie.  Elle offrit un semblant de réhabilitation pour les hommes et les clans.
 

4 janvier 1757

Pitt reçoit l’assentiment royal ainsi que celui de la Chambre des communes pour la création des régiments écossais. Plusieurs hauts gradés britanniques s’insurgent contre cette idée surtout le duc de Cumberland, celui-là même qui les avait massacrés à Culloden.
 
 
                              
William Augustus de Cumberland                  James Wolfe
alias le Boucher                                        
 

L’idée de former des régiments écossais ne datait pas de cette époque. Dès 1751, James Wolfe, alors jeune lieutenant-colonel, avait écrit à son ami le capitaine William Rickson ce qui suit :

« Il serait bon de penser à la formation de deux ou trois compagnies de Highlanders. Ils sont braves, intrépides, accoutumés au climat rigoureux et une petite perte s’ils devaient y laisser leurs vies. Pourquoi ne pas se servir de cet ennemi à bon escient ? » (1)

James Wolfe savait de quoi il parlait. Depuis la bataille de Culloden, il était affecté à cette région des Highlands. Il a été témoin de la bravoure et de la férocité de la dernière charge de ces Highlanders. Maintenant depuis cinq ans, il jouait à cache-cache avec ces derniers pour les capturer.
 
 
Clan Cameron                                  Clan Fraser
 

Le Highlander savait déjà ce qu’était de vivre dans la pauvreté, et servir dans les armées de monarques étrangers.  Il connaissait cela depuis l’époque des croisades.

Au 18ième siècle, les nations se battaient pour la possession de territoires  en Europe et pour de vastes régions beaucoup plus lointaines.  Pour les rois et les empereurs « colonie »  était synonyme de vache à lait.

Pour ne pas mourir de faim, le Highlander avait le choix entre deux possibilités : soit émigrer, quitter la terre de ses ancêtres et trouver ailleurs un nouveau foyer, soit d’accepter de servir dans l’armée du roi de Hanovre.  Ces deux solutions étaient inacceptables, mais la volonté de survivre est plus forte que l’amour de la patrie ou l’orgueil de ses ancêtres.

Pendant la guerre de Sept Ans, on ne recruta pas moins de dix régiments de ligne, le 77e (Montgomery), le 78e (Fraser), le 87e (Keith), le 88e (Campbell), le 89e (Gordon), le 100e, le 101e (Johnstone), le 105e (Queen), le 113e (Royal Highland Volunteers), le clan MacLean et deux régiments territoriaux ( pour la défense nationale), Argyll Fencibles et Sutherland Fencibles.

Du point de vue de l’Angleterre, c’était une bonne stratégie militaire que de faire usage de la tradition  militaire écossaise, et une bonne politique que de sortir de leur repaire montagneux tant d’hommes rancuniers et maussades.

« Mais pourquoi armer cette bande de sauvages ? »

Il est important ici d’éclaircir et de rétablir certains faits. Contrairement aux mythes véhiculés par la littérature moderne et l’esprit romanesque actuel, les Écossais qui ont accepté de s'enrôler ne correspondaient pas du tout à l’image idyllique que certains veulent bien nous faire croire.

Ces recrues n’ont jamais été des soldats de carrière, ni des membres de clan en perpétuelle guerre avec les autres clans. Le système des clans était en déclin depuis la fin du 17e  siècle.  La dernière grande bataille entre les clans eut lieu à Spean Bridge en 1688, soit près de 50 ans avant la défaite de Culloden. La majorité des combattants à Culloden n’avaient jamais pris part à des actions militaires auparavant.

Les hommes qui décidèrent de s’enrôler et de combattre sous l’étendard britannique ne possédaient plus rien. Sans terre, sans travail, ni argent, vivant dans un dénuement total, arrivant à peine à se nourrir, ne pouvant supporter une famille que difficilement, la vie ne leur offrait aucune alternative raisonnable.   La plupart avaient perdu le peu qu’ils possédaient car plusieurs provenaient de familles qui s’étaient rebellées  contre  la  Couronne  onze  ans auparavant,  avant  que ne soit levé le régiment.

Ainsi, un simple soldat se voyait octroyer trois repas par jour, une solde, le port du kilt, des armes, le droit d’entendre le son de la cornemuse sur le champ de bataille, leurs danses ainsi qu’une chance d’oublier onze années d’errance. Les officiers virent la possibilité de racheter les terres confisquées.  C’était déjà beaucoup pour des gens qui avaient tout perdu, même l’espoir.

Les recruteurs promettaient, à tous ceux qui compléteraient leur service militaire, de généreuses allocations de terres et la chance de pouvoir se refaire une nouvelle vie. Pour plusieurs, c’était le seul moyen d’échapper à la misère, à la servitude et de fuir la menace de la famine de 1757.  Jouait également le motif de la réhabilitation ; la promesse faite aux fuyards, déserteurs et prisonniers d’obtenir le pardon royal en échange de leur engagement, cela n’était pas à dédaigner non plus. 

Mais certains autres ont été carrément enlevés et kidnappés par les recruteurs pour combler le manque à gagner. Plusieurs chants de bardes relatent les faits peu reluisants d’un certain capitaine Donnull Gorm Macdonel, l’officier le plus détesté du régiment highlander et surnommé «  le voleur d’enfants des veuves »,  cet homme diabolique que l’on avait intérêt à ne pas croiser.[3]. En seulement trois mois, les effectifs avaient été comblés et la grande marche commençait.

L’illusion du retour aux sources, était suffisante.  L’Angleterre atteignait deux grands objectifs; faire combattre les rebelles écossais sous les couleurs britanniques et les éloigner de l’Angleterre.  Quoi de mieux pour se débarrasser d’un ennemi encombrant que de le faire combattre, en votre nom, en espérant fortement que sa fin contribuera aux biens de tous.  Une façon de protéger l’Écosse d’une autre rébellion et de préserver la maison des Hanovre. 
L’occasion était trop belle pour les chefs de clan jacobites en exil. La plupart des officiers en disgrâce en France jugèrent le moment opportun pour revenir en Écosse. Ils acceptèrent de lever des troupes parmi les anciens membres de leurs clans respectifs et de s’engager dans ces régiments.   Plusieurs réussirent à obtenir l’amnistie et, dans quelques cas, à racheter les domaines confisqués.  De plus, tous ceux qui croupissaient dans les prisons à  l’époque pouvaient ainsi espérer réintégrer la vie militaire.  Cette brillante manœuvre permettrait également de priver la France d'une excellente brigade.
 
 
   William Pitt – Lord Chatham                              George II                   
 

À la demande de Lord Chatham, le gouvernement confia, ô sacrilège, à Simon Fraser, maître de Lovat et chef du clan Fraser, fils du Seigneur Simon de Lovat (dont le titre et les terres avaient été saisis et qui fut exécuté dix ans plus tôt pour haute trahison pour sa participation au soulèvement de 1745 - Simon, Seigneur de Lovat 1746 – fut le dernier noble décapité à la Tour de Londres) de lever un régiment devant servir le roi George II.

Sans domaine, sans argent, par-delà l’influence qui vient de l’attachement à sa famille, sa personne et son nom, Simon Fraser se trouva en quelques semaines à la tête de huit cents hommes recrutés par lui-même.  Les gentilshommes du pays et officiers du régiment en firent sept cents de plus, et un bataillon fut formé de treize compagnies de cent cinq hommes  de troupe chacune, soit en tout mille quatre cents hommes, y compris soixante-cinq sergents, plus trente joueurs de cornemuse et de tambour.  Comment mieux illustrer la loyauté envers une famille et un clan.
 
  Simon Fraser                                Archibald Montgomery
 

Le major Archibald Montgomery, fils du comte d’Eglinton, qui estimait qu’un homme des Lowlands devait pouvoir recruter des hommes dans les Highlands du nord et du sud grâce à sa persuasion et à ses relations familiales, leva un autre régiment, les Montgomerie’s Highlanders (77e). Il paraît avoir eu un succès comparable à celui de Simon Fraser.  Bien qu’originaire des Lowlands, il avait des liens dans les Highlands et se  mêlait beaucoup au peuple.  Comme il était un jeune  homme plein d’entrain avec un certain enthousiasme romantique et des manières joviales et affables, il sut se rendre tout à fait sympathique aux Highlanders.

Voici la directive émise par le lieutenant-colonel Simon Fraser pour la levée des compagnies :

« Chaque compagnie devra être composée de 100 hommes valides. Ces hommes devront être âgés entre 18 et 40 ans, être de la grandeur minimale de cinq pieds et quatre pouces. Quand vous aurez atteint le nombre de quarante recrues, vous devrez les diriger aussitôt vers Inverness, Maryburgh ou Dunkeld pour l’entraînement. Pour tout homme engagé et accepté par nous, vous recevrez la somme de trois livres sterling. »(4)
 
 
Inverness                                                                                                        Dunkeld                
 
La course pour le recrutement commençait. Contrairement aux habitudes de l’époque, les charges d’officiers seraient gratuites pour les officiers qui fourniraient le nombre de recrues requis. Alors tout officier se devait de combler ses effectifs au plus vite pour obtenir son grade et espérer avoir de l’avancement au gré des combats.

Tous les officiers devaient savoir parler l’erse (2) car les hommes ne comprenaient pas l'anglais. En effet, les soldats du 78e  Fraser Highlanders ne parlaient que le gaélique, soit la langue utilisée dans les Highlands d’Écosse.  Les officiers parlaient obligatoirement le gaélique (erse) et la plupart maîtrisaient assez bien la langue française, en plus de l’anglais.  Ils n’étaient pas les seuls d’ailleurs car la noblesse anglaise, incluant les officiers de l’armée, parlaient également le français couramment.  Il faut dire qu’à cette époque, la France était une puissance incontournable.  La France fut, pendant plusieurs siècles, solidaire des causes écossaises suite à un pacte conclu qu’on appela Auld Alliance (vieille alliance). Les officiers ont été choisis parmi la célèbre Protestant Dutch-Scots Brigade qui combattait en Europe aux côtés des Français.

Pour l’Angleterre, c’était aussi une très bonne affaire ; enlever des officiers d'expérience à la France, créer des unités de choc qui seront toujours placées au centre de la ligne d'attaque pour en  faire de la chair à canon, une déportation, à peine déguisée, des Écossais avec le but non-avoué de ne pas les ramener à la fin du conflit et d’étendre le pouvoir colonialiste britannique et enfin anéantir le pouvoir faiblissant des Clans.

Voici quelques exemples de géants écossais qui ont été enrôlés.
Peter Moody, 17 ans, enrôlé à Dundee, 5 pieds 1 pouce, laboureur.
William Fife, 18 ans, enrôlé à Dundee, 5 pieds 2 pouces, laboureur.
Georges Gordon, 17 ans, enrôlé à Dundee, 5 pieds 2 pouces, laboureur.
 
Le stéréotype de la brute sanguinaire et du géant s’effondre. Le soldat le plus grand mesurait 5 pieds et 10 pouces. La moyenne d’âge était de 18.4 ans et celle de la taille des soldats était d’environ   5 pieds 4 pouces.
 
 
 
Très peu de soldats avaient de l’expérience au combat. En fait, ce sont des cultivateurs que la pauvreté des terres poussera à s’enrôler. La plupart avaient seulement 5 ou 6 ans lorsque leurs pères ont combattu à Culloden et, avec les interdictions multiples reliées à la Loi du kilt, la majorité de nos futurs combattants ne savaient qu’utiliser que le plough (la sarcleuse) ou le scythe (la faux). (5)
 
 
Ils étaient jeunes, menus et ignorants les manœuvres militaires, mais leur langue unique, leur kilt, l’endurance, la forme physique et surtout la fierté d’appartenir à un Clan, sens inné et profond de l’honneur ancestral du devoir et des obligations, ont fait que ces régiments de Highlanders ont créé un esprit de corps qui n’a jamais failli et qui a été reconnu par ses alliés et ses ennemis. James Wolfe n’aura que des compliments et de l’admiration pour ce régiment mené par des officiers très compétents et des recrues qui deviendront des soldats redoutables et redoutés.

Tous les hommes, dont la tête avait été mise à prix, allaient dorénavant combattre pour l’Union Jack britannique.  Ils devraient affronter leurs alliés de toujours, ceux-là même qui les laissèrent tomber lors du soulèvement jacobite; les Français.  La situation était à la fois désespérante et plutôt ironique.

(1)The life and times of James Wolfe ( London 1909) 139
(2)Terme utilisé au 18e siècle pour désigner le gaélique.
(3)Sons of the Mountains, volume 1, page 28.
(4)Sons of the Mountains, volume 1, page 30
(5)Plough= sarcleuse,  Scythe : faux pour le blé.
(6)Bride est le nom écossais de Sainte Brigitte, que les Gaëls  appelaient la  « mère adoptive du Christ ».
 
 
 
Pour en savoir plus relativement aux lectures
voir onglet Histoire de l’Écosse
sous-onglet Livres de référence
Onglet Lectures 
 
 
 
Guy McNicoll
Céline E. Colgan
 
 
 
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